J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
01/07/2008 | Mise à jour : 15:50 |

Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy avait déjà accusé Peter Mandelson d'être partiellement responsable du «non» irlandais au Traité de Lisbonne.
Le commissaire européen au commerce a modérément gouté aux critiques du président français à son encontre au sujet des négociations sur l'agriculture au sein de l'Organisation mondiale du commerce.
On savait les relations entre Nicolas Sarkozy et le commissaire européen au commerce difficiles, les choses ne semblent pas s'arranger. Le Britannique Peter Mandelson, a prié mardi Nicolas Sarkozy de cesser de saper sa crédibilité en critiquant ses positions lors des négociations sur l'agriculture au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), estimant que les piques répétées du président français étaient «décevantes» et «injustifiées».
Lundi soir encore, alors qu'il était interrogé sur France 3 à la veille de la présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy a critiqué Peter Mandelson et le directeur général de l'OMC Pascal Lamy, estimant qu'ils défendaient des positions qui conduiraient à une diminution de 20% de la production agricole européenne et de 10% des exportations. «Je ne les laisserai pas faire», a-t-il averti. «Dans un monde où il y a 800 millions de pauvres gens qui ne mangent pas à leur faim, où il y a un gosse toutes les trente secondes qui meurt de faim, on ne me fera pas accepter la réduction de la production agricole sur l'autel du libéralisme mondial», a poursuivi le président français.
«Ce n'est pas une question de personnes»
Peter Power, porte-parole de Mandelson, a déclaré mardi que les commentaires du président français étaient déplacés et sapaient la
position de l'Union européenne à l'approche des négociations commerciales qui s'ouvrent à Genève ce mois-ci. «Ce genre de critique est faux et injustifié. À un moment difficile des négociations
sur le commerce mondial, l'UE doit rester unie». Il a répété que Peter Mandelson s'était engagé à négocier au nom de «tous les 27 Etats-membres». «Ce n'est pas une question de personnes, ce
n'est pas une question de Peter Mandelson, pas une question de Pascal Lamy, pas une question du président Sarkozy. Il s'agit de donner une injection à l'économie mondiale pour mieux faire face
aux difficultés mondiales», a-t-il plaidé."
Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy avait déjà accusé Peter Mandelson d'être partiellement responsable du «non» irlandais au Traité de Lisbonne en raison des positions qu'il défendait au nom de l'UE au sein de l'OMC."
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