Hommes dangereux et lois dangereuses
LA JUSTICE de notre pays vient de faire un énorme pas en arrière. De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que du maintien en détention pour
une durée illimitée d'un condamné qui a purgé sa peine, non plus donc pour ce qu’il a fait pour ce qu’il est supposé être ! C’est dans le droit français une véritable révolution. Jusqu’ici le
principe de notre justice criminelle depuis plus de deux siècles n’était pas de prison sans infraction. Désormais, on en revient à ce que Robert Badinter a nommé "le retour de l’homme
dangereux".
Entretien Robert Badinter : "Une période sombre pour la justice"
"Comment interprétez-vous la décision du Conseil constitutionnel ?
Le Conseil constitutionnel a admis la conformité à la Constitution de la rétention de sûreté. Mais, dans le même temps, tout en disant que ce n'est pas une
peine, il la traite comme telle, en déclarant qu'elle ne peut être rétroactive. En pratique, le système ne sera pas applicable avant quinze ans. Et même après, sa mise en oeuvre risque d'être
problématique. En plus de la censure de la rétroactivité (de la loi pénale la plus dure), le Conseil constitutionnel a fait une réserve d'interprétation importante, en imposant à la
juridiction compétente de "vérifier que la personne condamnée a effectivement été en mesure de bénéficier, pendant l'exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au
trouble de la personnalité dont elle souffre".
Entretien Robert Badinter : "Une période sombre pour la justice"
Disparus de N'Djamena : le camouflage d'Idriss Déby
« Nous sommes toujours sans nouvelles de mon père et des deux opposants enlevés le 3 février. Nous ignorons
également où ils sont retenus. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a visité la prison centrale de N’Djamena sans trouver aucune trace des opposants. Mais il y a beaucoup de prisons
au Tchad, notamment au palais de la présidence. Et selon moi ils se trouvent peut-être là. Il faut aussi savoir qu’au Tchad il y a une police politique. Officiellement il s’agit
de l’Agence nationale de la sécurité. Et ils disposent également d’une prison. Mon frère et moi avons adressé une lettre au ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner. Mais la première
personne vers laquelle nous nous sommes tournés c’est la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade. Nous attendons toujours leur réponse. Nous faisons tout ce que nous
pouvons pour que la France finisse ce qu’elle a commencé. Car pour le moment elle s’est arrêtée à mi-chemin : pour que le dialogue s’instaure au Tchad il faut que les deux parties soient
présentes. La France a soutenu Idriss Déby, mais elle semble ne rein faire pour que l’opposition démocratique s’exprime.
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camouflage d'Idriss Déby
Philippe Cohen
24/02/2008
"Un sondage pour tuer
Commanditeur ou diffuseur ? parismarch.com ironise sur le fait que si le nom de Teullé ne figurait pas sur la première page du document, il est effectivement imprimé sur toutes les pages à partir
de la page 2. Le site révèle le contenu édifiant du sondage qui proposait aux électeurs de «comparer» les trois candidats, méthode qui ne laissait aucune chance à Martinon. C'était donc bien un
sondage pour tuer qui a été commandé à BVA. Jérome Sainte Marie, que nous avons interrogé, se réfugie derrière le secret commercial pour ne pas révéler le com de son client, ce que l'on peut
comprendre dans le fonctionnement actuel du système Mais justement, ce fonctionnement repose un problème déontologique que Marianne avait déjà
soulevé dans une enquête sur les sondages que l'auteur de cet article avait réalisée : dès lors que les sondages
deviennent des agents actifs des campagnes électorales et qu'ils sont publiés durant toute la durée des campagnes, la loi ne devrait-elle pas obliger les instituts à publier le nom de leurs
clients ? "
J'essaie, depuis quelque temps, de faire comprendre que l'on peut tout faire dire et n'importe quoi aux sondages.
Cela dépend des questions posées et aussi du nombre des personnes interrogées.
Bien que le dernier sondage montre que notre président subit une sérieuse dégringolade, il n'est pas, à mon sens représentatif de
l'opinion.
Logique : plus il y a de sondés, plus le sondage sera pointu... A mon sens, le gouvernement est en bien plus mauvaise posture que démontré... A méditer.
Sarkozy dégringole, Fillon flambe
Sondage exclusif Ifop pour Le journal du Dimanche
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