Petit rappel :
La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est définie :
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négativement : absence de soumission, de servitude, de contrainte exercée par autrui. L'être humain est indépendant.
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positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.
Cette notion est à la fois conçue comme une valeur abstraite et normative de l'action humaine et comme une réalité concrète et vécue.
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J'ai vécu l'époque des « féministes », j'ai grandi avec ce concept. Mes parents, notamment ma mère, voyaient déjà une avancée dans notre société. C'était en 1970, j'avais quatorze ans.
Peut-être ai-je trop baigné dans ces discussions mais j'ai évolué avec cette notion à laquelle j'avais donné moi-même ses limites.
Ma liberté a été donc écornée par le mariage, les enfants, le travail, les engagements.
Mais j'ai toujours eu un problème avec l'autorité, le pouvoir, me sentant toujours l'égale de l'Autre, homme ou femme.
J'ai gardé, de ces années, la liberté de penser, de m'exprimer et je me suis battue pour améliorer le quotidien des autres.
Vivre avec quelqu'un d'aussi indépendant que moi n'est pas facile mais j'ai eu l'avantage de transmettre cette notion à mes enfants.
J'ai appris, voyagé et atteint tous les objectifs que je m'étais fixée bien que la liberté n'exclut pas les devoirs et les responsabiltés.
A mon âge, je ne suis plus formatable. Personne ne me dit où aller, quoi faire, quoi dire, quoi penser. Je me suis toujours sentie hors normes (comme d'autres, sûrement...) et je le revendique encore aujourd'hui.
Pourtant l'indépendance coûte cher, parfois. Je l'ai appris à mes dépens ; « on » a essayé de me faire courber
l'échine, sans grand résultat, apparemment...
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Mais je continue donc à faire ce qui me plaît de peur de regretter un jour de ne pas avoir eu le temps mais aussi
d'avoir « laissé faire » sans réagir.
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Alors, lorsque l'on me fait des remarques, des observations, que l'on me donne des conseils parfois, je me dis que la personne n'a pas saisi « l'essence » de ma personnalité.
Vous pourrez dire « quel sale caractère » ; même pas... rien à voir... Je crois que je suis tellement attachée à cette indépendance qui a fait ce que je suis aujourd'hui, que je la défends bec et ongles. Je ne me sens pas pour autant « féministe » Quelques femmes féministes, j'ai toujours assez bien vécu avec mes congénères hommes...
Depuis quelques années, et bien plus encore aujourd'hui, je me sens moins libre bien que mes enfants soient pratiquement
« tirés d'affaire ».
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Je crois que, tout simplement, je suis déjà ailleurs. Je pense à demain, à ce que je peux faire encore de cette liberté qui nous est peu à peu confisquée dans ce contexte social de délation et d'intolérance.
Je me suis toujours « prise en charge » et, parfois, j'ai du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont infantilisées. Le problème qui se pose à moi est de savoir si elle le souhaient réellement ou si elles en ont pris l'habitude. Pourquoi et comment ?
Y aurait-il un déficit d'éducation ? La construction et l'épanouissement d'un être sont-ils oubliés dans cette société de consommation qui nous dit quoi porter, utiliser ou penser ?
Je me sens bien telle que je suis et je suis toujours prête à défendre, une conception, une valeur, une habitude si j'estime qu'elle est bénéfique à mon environnement.
En fait, j'ai appris que l'on ne peut pas plaire à tout le monde, ne pas faire l'unanimité mais que l'on peut être l'exception qui confirme la règle.
Je reste donc libre et si ma liberté était réduite dans cette « nouvelle France », je resterais toujours libre dans ma tête. « Ca », personne ne peut nous l'enlever.
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