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Vendredi 31 août 2007

Cuisine politicienne municipales 2008

"Cap d'Agde

UDF - Mod'emploi - Le Cassoulet Agathois :

Y'en aura pas pour tout le monde ! "


http://www.herault-tribune.com/index_cm.php?p_cm=070523ba5

Ou comment faire de la politique autrement...  Wink

par aliciabx publié dans : MO DEM
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Mercredi 29 août 2007
Le mimétisme

Le mimétisme est un comportement d'imitation qui peut intervenir sur différents plans.

En biologie, il se manifeste par la capacité de certains êtres vivants à ressembler (d'un point de vue morphologique), soit à des éléments de leur milieu, soit à d'autres êtres vivants. 
Le résultat (plus rarement l'objectif, quand cela est délibéré) étant d'améliorer la faculté à échapper aux prédateurs, à s'emparer de proies, ou à faciliter les relations avec les congénères.

Sur le plan comportemental, c'est un mécanisme fondamental de l'apprentissage.

Enfin, sur le plan psychologique, c'est selon René Girard le mécanisme fondamental du comportement humain, dont dérive la totalité des éléments de culture, selon une logique implacable à plusieurs degrés.


Découverte historique

C'est l'entomologiste britannique Henry Walter Bates (1825-1892) qui théorise la première fois sur le mimétisme à propos de papillons d'aspects similaires bien que n'étant pas d'espèces proches, une espèce inoffensive profitant de la répulsion provoquée par une espèce venimeuse. 

Fritz Müller (1834-1895), un zoologiste allemand, explique pour la première fois en 1878, le phénomène selon lequel deux espèces venimeuses différentes vont adopter une même apparence par l'amélioration de l'efficacité de leur livrée. 
Leur prédateur apprenant plus vite à se méfier d'elles. 
C'est en leur honneur que les deux types de mimétisme sont nommés : le mimétisme batessien et le mimétisme mullerien.




Le mimétisme comportemental pour l'apprentissage


La reproduction d'un geste est à la base de la mémorisation d'une technique.

C'est en voyant l'autre faire que l'on se représente l'utilité ou l'intérêt de la chose faite, en même temps que l'on découvre l'apparence que prend ce geste. Ensuite, c'est en reproduisant le geste que l'on découvre sa difficulté, et que l'on se forge un souvenir de l'enchaînement d'actions élémentaires (au niveau musculaire et conscient) nécessaire à son accomplissement. 

Le mimétisme intervient pour toutes sortes d'apprentissages :

  • l'utilisation de son corps dans l'espace
  • l'utilisation d'outils et l'acquisition de techniques
  • l'acquisition du langage
  • l'acquisition de mécanismes mentaux (déduction, résolution de problèmes)

 

 

Le mimétisme comportemental en tant que facteur culturel

Selon René Girard, le mimétisme est une relation ternaire, "un triangle de vaudeville".

Dans l'évolution comportementale, cela la distingue de l'unité (prototype : mère / enfant à naître), et de la relation binaire (prototype : bébé / mère=nourriture).

Il s'agit d'une recherche d'identité, non pas (ou plutôt, non pas seulement...) par absorption de la substance du modèle, mais aussi de ses relations (son comportement, sa place, ...) avec le reste du monde : le sujet imite son modèle par rapport aux tiers, objets ou personnes. 
Cette relation ternaire est donc la suite logique de la relation binaire, et non une alternative qui l'exclurait.
 

 


Ces conséquences se déclinent en plusieurs degrés ou niveaux :

 

Le premier degré

  • tentative d'imitation par le sujet de son modèle d'un certain comportement à propos d'un objet ;
  • impossibilité physique de réaliser l'imitation parfaite (de manger le même objet, par exemple, puis qu'il est dans le ventre de l'autre) ; constatation du fait que le modèle est un obstacle à l'imitation parfaite.
  • traitement par le sujet de l'obstacle que constitue maintenant son modèle : tentative de contournement (échec) puis de destruction, conduisant à un combat ;
  • imitation généralisée du comportement conflictuel, avec imitation de la cible : polarisation mimétique sur une seule victime, qui succombe ou réussit à fuir ;
  • fin (temporaire) et apparemment miraculeuse de la violence intra-communautaire, validant le caractère surnaturel de la victime : naissance d'un dieu, à la fois bon (il a scellé par sa disparition l'unanimité retrouvée) et mauvais (c'est lui qui a déchaîné toute cette violence, qui lui est très justement retombée dessus).

 

Le second degré

Le processus qui vient d'être décrit, l'a été d'une façon neutre, c'est-à-dire en niant implicitement le caractère magique du résultat et la responsabilité de la victime. 
Il convient maintenant, exercice difficile, de se mettre à la place de participants capables de réflexions, mais dont la culture chrétienne (avec son respect de la victime) et la culture matérialo-rationaliste (avec sa négation de toute action magique) sont nulles.

Pour de tels protagonistes, les seules conclusions évidentes sont

  • certains objets, comportements, lieux ou moments sont dangereux, tabous : y toucher, au réel ou au symbolique, c'est déchaîner la violence.
  • ces choses sont caractéristiques du dieu. C'est lui qui déchaîne, mais aussi enchaîne la violence, et par là crée la paix.
  • l'imitation est dangereuse, il faut l'interdire. Et a fortiori, l'imitation des dieux (le viol d'un tabou) est toujours catastrophique et impardonnable.
  • mais dans certaines circonstances, il est nécessaire de refaire appel aux pouvoirs divins, et de régénérer (littéralement) la communauté en imitant le processus initial. D'où la mise en place de rites, éventuellement destructeurs mais de façon limitée.

A ce stade, il apparaît donc les structures fondamentales de toute société, avec à la fois, pour chaque comportement ou objet, une interdiction générale et un impératif particulier, par exemple :

  • pour limiter les conflits d'origine sexuelle : d'une part, tabou de l'inceste (avec une définition adaptée à la notion locale de famille, et non aux impératifs biologiques supposés) et exogamie ; d'autre part, rites orgiaques et mariages royaux exclusivement dans l'entourage le plus proche possible (entre frère et sœur, père et fille...)
  • pour limiter les conflits d'origine alimentaire : codification stricte des aliments et des consommateurs autorisés.
  • pour contrôler le processus rituel, et l'aléa dangereux dans la désignation de la victime : pré-désignation de la future victime (par identification d'un élément caractéristique du dieu, tel que sa taille, une claudication, une couleur rare, une généalogie, un rang de naissance...) et mise en réserve pour le rite à venir

  

Le troisième degré

L'efficacité du processus, c'est-à-dire sa capacité à pacifier et reconstruire de l'unanimité, implique son ignorance et sa répétition. 

Tandis que sa répétition entraîne sa révélation progressive, le caractère réel des pouvoirs du sacrifice apparaissant de plus en plus douteux.

Sophistication rituelle: substitution homme-animal lors du sacrifice d'Isaac par Abraham.
 
Sophistication rituelle: substitution homme-animal lors du sacrifice d'Isaac par Abraham.




Les conséquences peuvent être diverses, certaines mettant fin à la civilisation, les autres la complexifiant et la faisant avancer :

  • Une explosion sociale, à l'issue d'un rite raté qui dégénère en carnage ou en fuite générale.
  • Une implosion sociale, suite à une multiplication des rituels et des sacrifices, en nombre et en importance, au-delà du supportable par la civilisation.
  • Une sophistication rituelle, enfouissant toujours plus profondément l'imitation et les interdits, et repoussant toujours plus l'acte dangereux, tout en tirant parti des structures qui résultent du processus : substitution homme-animal dans le sacrifice, domestication de l'animal de sacrifice, royauté de la victime prévue, pouvoir d'évocation et valeur éducative des croquemitaines, etc.
  • Une acceptation progressive de la part de responsabilité de chacun par rapport à la violence : selon R. Girard, la part de péché originel, dont on ne peut se défausser sur dieu(x) (indépendamment de ce qu'on entend par là : monde, esprit, homme, bête, chose ou vide).

 



Le mimétisme et la communication



 Colère collective lors d'une manifestation à Jakarta.

Colère collective lors d'une manifestation à Jakarta.

Joie collective lors d'un match de football. 

 
Joie collective lors d'un match de football.




Chez Gilles Deleuze, René Girard, comme chez Gabriel Tarde, ce qui s'exprime dans les collectifs, ce sont des énergies propres à la dynamique de la masse, des grands groupes. 

Certaines émotions, certains fantasmes, sont typiques des grands corps sociaux que constituent les peuples par exemple. Des émotions provoquées par une star (actrice ou chanteuse). 
Ou bien par les attaques d'un "ennemi". (Cet Ennemi suprême, selon quelqu'un comme Carl Schmitt, constitue, avec l'Ami fidèle, l'un des deux pôles du couple Politique. 
La politique, selon ce juriste, se déroule sur la scène du milieu partagé entre une amitié et une vengeance.) 
C'est qu'il y a des émotions collectives, provoquées par des événements, et portées par des courants d'imitation. 

Les peuples eux-mêmes sont coordonnés par des mécanismes qui peuvent imiter un stress collectif, qui propagent une même sensation à travers tout un peuple. 
En ces mécanismes de diffusion, des énergies affectives s'écoulent et produisent des hallucinations collectives. Des perceptions réellement partagées entre plusieurs partenaires de l'expérience. 
Ce sont les délires affectifs qui font qu'un peuple se sent exister en tant que peuple uni.

L'unité du peuple tient essentiellement au fait que dans certaines circonstances, il est capable d'agir comme un unique paranoïaque écrivait Élias Canneti.

Dans les sociétés de communication, le pouvoir tend à produire des modèles qui régulent le comportement et l'apparence des populations et des individus.

De là cette définition du groupe social, selon Gabriel Tarde: une collection d'êtres en tant qu'ils sont en train de s'imiter entre eux ou en tant que, sans s'imiter actuellement, ils se ressemblent et que leurs traits communs sont des copies anciennes d'un même modèle. (Qu'est-ce qu'une société ?)

 

 




Le mimétisme et la psychanalyse

Le mimétisme tel que mis en lumière par René Girard contient la psychanalyse freudienne et ses dérivés, en ce sens que toutes les structures mises en avant par Freud apparaissent comme un résultat des mécanismes mimétiques. 
Ainsi, et contrairement à la thèse originale de Freud, ces structures ne sont ni primitives, ni universelles. Ainsi et par exemple,

  • Ça n'est que l'envie de faire comme les autres et de recommencer ce qu'on a déjà fait (s'imiter soi-même dans le passé, tel que cristallisé dans les souvenirs), pendant que Surmoi il reste la répression de cette envie (par imitation des interdits imposés, par les autres ou par soi-même avec les mémorisations), en raison des conséquences bien connues de Moi.
  • le complexe d'Œdipe n'est que la manifestation de la difficulté, voire l'impossibilité, pour le fils d'imiter son père sans en faire un obstacle.
  • l'homosexualité latente résulte de la nature profonde de l'imitation, qui n'exclut pas et même suppose d'une certaine façon une relation plus binaire dans laquelle le modèle est aussi un objet.
  • ...

 

 




Mi
métisme et psychologie sociale

Le mimétisme comportemental peut aussi être examiné au niveau de ses conséquences sur la société, par le biais de la psychologie sociale. 
Il est en effet à la source de phénomènes de groupe ou de foule pouvant conduire à des travers comportementaux excessifs, voire des aveuglements dangereux (voir plus haut le « troisième degré »), allant du simple conformisme jusqu'à l'hystérie collective. 
Par ailleurs le mimétisme peut résulter de manipulation mentale (propagande, gouroutisme)

 

 

La Mémétique étudie le monde culturel avec les lois de l'évolution, en s'appuyant entre autre, sur le mimétisme.


source wikipedia

par aliciabx publié dans : Réflexion
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Mardi 28 août 2007

Je remonte l'article car il datait du mois dernier pour Marie-Laure

L’effet « Janis »  = phénomène dit de « pensée groupale » ou « pensée moutonnière ». 


L’effet « Janis » tendrait à se constituer lorsqu’un groupe vise à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions susceptibles d’être sources de conflit.

Un certain climat de complicité cherche à s’instaurer dans le groupe. Les membres évitent de prendre des initiatives ou de suggérer des contre-hypothèses. La solution préférée initialement par le groupe est soutenue de façon sélective.

Le groupe aveuglé par ses préjugés est victime de l’esprit de corps qui tend à étouffer toute pensée critique indépendante. 



 5 conditions prédisposent à cet effet :

- la cohésion élevée du groupe ;

- l’isolement par rapport au corps social ou à d’autres groupes ;

- l’absence de définition de la méthode dans le travail du groupe ;

- le leadership très directif ;

- la situation globale anxiogène et stressante.

 2 symptômes principaux émergent :

- l’illusion collective : illusions de moralité, de rationalité, d’unanimité et d’invulnérabilité du groupe ;

 - la censure collective qui s’applique à soi-même et aux autres.

 4 caractéristiques signent les décisions prises par effet « Janis » :

- la pauvreté de l’information recherchée ;

- les biais et les distorsions dans le traitement de l’information et la définition des objectifs ;

- l’absence de prise en compte des risques potentiels que la décision comporte ;

- le manque de recherche d’alternatives logiques et cohérentes.

 Pour qu’un groupe cohésif évite cet effet, il doit accepter les divergences, les désaccords et ne pas rejeter les arguments neufs et les solutions originales.

 La psychologie des groupes - Alain Blanchet Alain Trognon - Nathan Université 128




 
La pensée groupale (Janis) désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres, à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles ; elles se manifeste en particulier par le fait que l’on ne tient plus compte des réalités extérieures et, de ce fait, la décision prise est souvent boiteuse.

La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décision :

- le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe par exemple peut se croire au-dessus des lois ;

- la conviction d’être dans son bon droit ;

- la tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe ;

- les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire ;

- la tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.

Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes plutôt qu’à trouver et à aboutir à une décision rationnelle.

 La psychologie sociale - Gustave-Nicolas Fischer



Qui est Janis  ?
 

Irving Janis (1918-1990) est chercheur en psychologie de l'université Yale et un professeur émérite de l'université de Californie. Il est l'inventeur du concept de pensée de groupe (ou pensée groupale, selon les traductions), qu'il a mis en évidence dans les années 70 en analysant quelques fiascos politico-militaires américains particulièrement retentissants, comme celui du débarquement de la Baie des Cochons.

Il a également collaboré avec Carl Iver Hovland à ses études sur les changements de comportement, y compris l'effet d'assoupissement.

source wikipedia

par aliciabx publié dans : Réflexion
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Mardi 28 août 2007
Influence 

En
psychologie, l'influence est le processus par lequel une personne fait adopter un point de vue par une autre. L'influence opère une inflexion : celui qui aurait pensé ou agi autrement s'il n'était pas influencé se dirige dans le sens que souhaite l'influent de façon apparemment spontanée.

Cette notion d'influence peut recouvrir aussi bien :

  • des phénomènes de persuasion (A convainc B de la vérité d'une proposition X ou de la valeur Y, ou encore il le persuade d'adopter le comportement Z)
  • que des phénomènes d'imitation ou mimesis, au sens où l'on dit, par exemple que B est sous l'influence de A parce qu'il l'admire, qu'il désire l'imiter, gagner sa reconnaissance, partager un peu de son prestige...

L'influence est souvent celle d'un groupe. La mode, l'imitation, le conformisme, mais aussi la conversion en sont des manifestations.

L'influence s'exerce aussi par des réseaux : des ensembles stables de relations humaines qui agissent dans le même sens et souvent échangent des informations précieuses, des services...

Le processus d'influence est notamment à la base du leadership, la capacité d'obtenir que les autres fassent ce que vous voulez ou coopèrent à vos objectifs sans utiliser de sanction ou de promesse. 
Le
charisme et les qualités particulières que l'on prête à un chef — celles qui font que l'on désire le seconder avec enthousiasme — peuvent être considérés comme un phénomène d'influence, pas toujours délibéré.

 
En politique, l’influence a pour objectif de modifier le comportement d’une cible sans recours à la contrainte ou la coercition. 
Dans ce cas, les individus ciblés agissent de leur plein gré, consciemment ou pas, alors que dans le cas de la contrainte ils agissent consciemment contre leur gré.




source wikipedia
par aliciabx publié dans : Réflexion
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Lundi 27 août 2007
La confiance renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d'un sentiment plus que sur un raisonnement ou sur une recherche totale de preuves. 
Elle peut tout aussi bien concerner la confiance en soi que celle envers les autres et celle envers la tournure que prendront les évènements (optimisme).

Faire confiance, c'est d'une certaine façon, se déterminer spontanément, en faisant l'économie d'une analyse fouillée et rationnelle.

La confiance peut à l'extrême (surconfiance) trouver sa source dans une nécessité (se décider rapidement), dans une attitude de paresse (ne pas réfléchir), voire dans un simple trait de caractère, ce qui est révélateur de la difficulté d'une interprétation trop catégorique.
Elle traduit l'incapacité des individus à s'interroger sur tout ou à craindre tout avant d'agir. 
Mais une confiance mal orientée peut diminuer la vigilance, ce qui peut se révéler très dommageable face à un danger réel.

La confiance est d'abord le fruit d'un effet d'expérience : la réussite répétée d'une action construit la confiance, qui peut conduire à une forme de comportement réflexe (passer au feu vert lorsque les autres s'arrêtent au feu rouge).

On constate que la confiance est accordée à ceux qui disent la vérité, qui n'omettent pas d'éléments essentiels, et qui ne cherchent pas exclusivement leurs intérêts personnels : vérité sur les représentations cosmologiques, sur la difficulté d'une situation, sur le respect d'une législation... 
Camoufler un élément du contexte génère nécessairement de la défiance, ce qui est dommageable pour celui à qui l'on a accordé sa confiance.

 Controverses

Fondée sur le sentiment, et non sur la raison, la confiance peut apparaître aux rationalistes comme une manifestation archaïque d'une propension des hommes à suivre leurs croyances. 
Elle rappelle d'une certaine manière la primauté du subjectif* sur l'objectif* et l'irréductibilité du comportement « spontané » de l'homme à la raison. 
L'attachement des hommes à la confiance peut être mis en regard de leur souhait profond de donner une forme à leur liberté, fût-elle faite de non-raison.
La confiance a un rapport souvent plus difficile à définir avec la connaissance. Il faut, en fait, distinguer une connaissance se présentant comme absolue, en rapport avec les modèles de la science et des savants, qui a vocation à s'imposer par elle-même sans égard à une éventuelle confiance, et une connaissance plus dépendante du contexte et partiellement empirique, reposant assez largement sur des avis d'experts, auxquels s'appliquent une confiance plus ou moins marquée.

*La subjectivité est un concept vulgaire et une question philosophique.
Dans son sens ordinaire, « subjectif » désigne le caractère de ce qui est personnel, opinioné, en opposition à « objectif » qui tient de la neutralité.
*L'objectivité est la qualité de ce qui est objectif, au sens philosophique du terme. 
Elle peut caractériser (a) un objet en tant qu'objet, (b) la connaissance ou la représentation d'un objet, (c) le sujet de cette connaissance ou représentation (son auteur).

Pour ce qui concerne certains politiques, la confiance a été donnée, presque à faire un chèque en blanc, sans plus avoir à réfléchir pour rien et sur rien ? 
Là est la question...


Portrait de Sarko 

par aliciabx publié dans : Réflexion
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