Nicolas Sarkozy est entré en résistance. Popularité en berne, crise financière assombrissant les perspectives de croissance, réformes encore en pointillé : le président de la République n'avait pas connu une si longue période de contretemps et d'avanies depuis longtemps. «Il avait de l'or dans les mains, un an après il l'a transformé en plomb», a attaqué dimanche le député PS Pierre Moscovici, pointant une succession d'«erreurs politiques».
Pas de quoi lui donner le «blues», selon ses proches. Nicolas Sarkozy «connaît la difficulté qu'il y a à gérer le temps médiatique et
le temps long des réformes», rappelle son entourage. Illustration, la semaine dernière, quand le chef de l'État a convié les quatre-vingts membres du bureau politique de l'UMP à l'Élysée. Parlant longuement, s'échauffant, interpellant les hiérarques de la majorité, il a affirmé son état d'esprit «réformateur» : «Chaque
président de la République a marqué l'histoire à sa façon. Mon quinquennat sera celui de la réforme et de la rupture.» «Je suis encore là pour quatre ans, et, même si cela ne vous plaît pas, il
faudra faire avec», a-t-il ajouté. Le président le reconnaît ainsi, sa méthode et son style ne font pas l'unanimité, y compris à l'intérieur de son propre camp."
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"Vous devez être le changement que
vous voulez voir dans ce monde"
"Vivre tous simplement pour
pour que tous puissent simplement vivre"
[Gandhi]
Du 12/07/2007 au 30/04/2009
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