Translation-Ubersetzung

Traducción

aliciabx@hotmail.fr

Présentation

Profil

  • : Aliciabx
  • aliciabx
  • : Femme
  • : Gironde la lune... et parfois dans
  • : voyages lecture nature humour curieuse
  • : Recueil d'articles à partager avec les lecteurs,leur avis étant toujours le bienvenu et véhiculons l'information pour que la démocratie ne meure pas dans un pays où les Droits de l'Homme sont bafoués sous le gouvernement Sarkozy

Rémunération de l'auteur

Widgets


Samedi 5 juillet 2008

Vu chez Le Mammouth, Armée, 35h, Etat : Bling-Bling 1er se remet à son boulot de casseur,


"L'Etat français se meurt, par Caroline Fourest
Nicolas Sarkozy ne sera jamais aussi libéral qu'un républicain américain. Il peut même partir en guerre contre le libéralisme mondial et Bruxelles pour réclamer plus de protection. Sous son impulsion et celle de François Fillon, la France vit pourtant une révolution idéologique de type thatchérien. Le remède était déjà cruel dans les années 1980. Il vire au poison dans un monde où l'économique a achevé de dévorer le politique pour mieux déverser son flot continu de famines, de délocalisations, de destruction de l'environnement.

Dans tous ces domaines, le gouvernement donne le sentiment d'agir, parfois dans la bonne direction. Pourtant, ses meilleures intentions sont grevées par un choix idéologique originel : celui du modèle économique prévu pour financer les réformes en dépit du déficit public. Sous couvert de "moderniser" l'économie française, la droite au pouvoir a pris le pari ultra-classique de relancer la croissance par la "libération des énergies" et l'augmentation du temps de travail, plus de production et moins de taxes. Ce choix ne tient compte ni de la concurrence des puissances émergentes ni des effets nocifs de la mondialisation. Il n'a su ni anticiper la crise des subprimes ni intégrer l'augmentation vertigineuse du prix du pétrole et des matières premières. Mais revenir sur ce choix serait se désavouer. Alors le gouvernement court après la crise. Il distribue des chèques-cadeaux à certaines catégories ayant voté pour lui, cède à ceux dont il redoute la colère (taxis, routiers, pêcheurs, agriculteurs) et finance ses bons d'achat - distribués sous la forme d'heures supplémentaires défiscalisées - en bradant des pans entiers du secteur public : défense, santé, éducation.

Les yeux rivés sur ses clientèles, comme si l'Etat était une entreprise, cette politique risque sérieusement d'hypothéquer notre avenir pour sauver l'illusion d'agir dans le présent. Une impression que l'on doit à la personnalité et à l'énergie du chef de l'Etat. Mais qui confond dynamisme et interventionnisme. Car derrière l'écran de fumée que constituent l'emphase et la grandeur du verbe, l'Etat se meurt.

Au lieu de démembrer la fonction publique ou de baisser la TVA, une politique réellement volontariste chercherait à reprendre la main sur l'économique via des taxes qui renflouent un peu les caisses de l'Etat et dégraissent un peu celles des multinationales. C'est le seul moyen d'espérer revoir un jour l'Etat - donc la démocratie - redevenir un début d'arbitre face à l'anarchie que constitue la loi du marché. Or pour l'instant, le gouvernement n'imagine ce type de financement qu'au cas par cas, comme pour la télévision publique. C'est-à-dire pour tenter de compenser un déficit de revenus qu'il a lui-même provoqué en annonçant brutalement la fin de la publicité. Outre qu'il a des chances d'être refusé par Bruxelles, un tel modèle économique ne peut pas s'appliquer par secteur, sous peine de rendre ce secteur dépendant d'un financement privé aléatoire. Il ne peut pas non plus s'envisager au seul échelon national, sous peine de soumettre un pays isolé au chantage des grands groupes économiques.

C'est cette dimension européenne qui rend si difficile la tâche de la gauche réformiste, et plus facile celle d'une gauche anticapitaliste moins réaliste. Tant qu'elle n'envisage pas réellement de gouverner, la gauche utopiste peut rêver d'un système qui taxe les profits sans se poser la question de l'Europe, voire accuser Bruxelles de tous les maux. La gauche réformiste, elle, a besoin de proposer une alternative économique crédible, donc européenne. Ce qui la rend dépendante des paralysies et des divisions."
Lire la suite :
L'état Français se meurt
http://www.lemonde.fr/

Par Aliciabx - Publié dans : Politique - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Rechercher sur ce blog

  Vidéo
 Albinoni Adagio In G Minor     
 "Vous devez être le changement que
  vous voulez voir dans ce
monde"
 "Vivre tous simplement pour 
 pour que tous  puissent simplement vivre"

 [Gandhi]

 Du 12/07/2007 au 30/04/2009 
 Pages vues : 517 512  (total)
 Visites totales : 198 509



Pour le retour en haut de la page Cliquez ici 
Pour le relais de l'information  outils webmaster
compteur gratuit

Liens

Texte Libre

Créer un Blog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Cinéma / TV sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus