Vendredi 14 novembre 2008
Psychologie du Golden
Boy
Placés sous les feux de la rampe avec la crise économique, les traders ne
cessent d’intriguer et de fasciner. Derrière les écrans géants, les courbes et les chiffres, se cachent des hommes qui oscillent entre addiction et pression destructrice.
Trader… Le mot fait rêver. Cascade de chiffres défilant sur les ordinateurs dans une ambiance effervescente, sommes
d’argent vertigineuses… Les Golden boys font fantasmer plus d’un. Icônes des années 80, vedettes de Wall Street d’Oliver Stone et d’American Psycho de Mary Harron, les traders
sont revenus sur le devant de la scène avec l’affaire Jérôme Kerviel à la Société Générale et la crise économique actuelle.
Addiction
Majoritairement jeunes, les vedettes des salles de marché spéculent tout en gérant les risques. Un métier à part, où l’incertitude règne. Un pari quotidien sur le sens du marché. Erwin a été
trader pendant onze ans : « Je suis arrivé dans le métier par hasard, mais j’en suis immédiatement tombé amoureux. C’est une drogue, une adrénaline. On ne vit pas des journées normales. Il y a
des très haut et des très bas avec des moments intenses, extrêmes ». « On ne décroche jamais », ajoute Stéphane, trader depuis sept ans dans une banque allemande à Londres.
Au milieu des chiffres qui tombent, des sonneries de téléphones et des ordres qui se crient, le sang froid est de mise. Amenés à prendre des décisions rapides, les traders doivent gérer le
stress. Et accepter qu’il s’agit d’un jeu avec le risque. Un jeu qui possède des règles, et dont on ne sort pas toujours gagnant. « Quand on perd pour la 1ère fois, on se sent très petit »,
continue Erwin. « Moi-même, j’ai perdu 20 000 dollars après quatre semaines de métier, ce qui représentait presque mon salaire annuel. Et j’ai vu des collègues partir en pleurant devant une
accumulation de pertes. »
LA SUITE http://www.psychologies.com/article.cfm/article/9981/Psychologie-du-Golden-Boy.htm
Par Aliciabx
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Publié dans : Politique
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