Les autopsies pratiquées hier au centre médico-légal de Bordeaux n'ont pas permis de lever toutes les incertitudes qui entourent le drame du Haillan. Mais elles semblent accréditer un peu plus la thèse du drame familial privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie.
Les corps de Sonia Meze et de ses trois enfants, retrouvés jeudi gisant sans vie dans le même lit de cet appartement de la résidence
Los Heros, ne portaient aucune trace de violence. Ni coups, ni marques de strangulation, ni rien qui puisse laisser penser à un quadruple meurtre commis par une personne extérieure. La mère
aurait tué ses trois filles, sans doute par empoisonnemen, avant de se suicider. Il faudra attendre les expertises toxicologiques pour le confirmer et déterminer exactement à la fois les
causes de la mort et la date précise de cette tragédie"

Plus de 12 000 décès par an sont dus à un suicide. C’est plus que les accidents de la route. Et souvent pour l’entourage et les proches, c’est l’incompréhension. Personne n’a vu venir le drame. A l’occasion de la journée mondiale de prévention de cette tragédie, une étude sur "la santé des suicidés" permet de souligner les signes physiques et psychologiques qui précèdent l’irréparable. Etat des lieux.
Quel est l’état de santé physique et mentale des personnes qui tentent de suicider ? C’est ce qu'a voulu déterminer une grande enquête, "La santé des suicidés". Et les résultats soulignent la consommation de psychotropes et le manque de suivi psychologique.
Cette grande enquête a été menée sur 308 suicidés dans les villes de Lyon et de Saint-Étienne. Le premier constat n’est pas une surprise : le suicide concerne majoritairement les hommes. Ils sont deux fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours. Car si les femmes font plus souvent des tentatives, les hommes sont plus nombreux à "réussir" ce geste. Les plus touchés sont les 30-59 ans. Comme le souligne le Pr. Michel Debout, président de l’Union nationale pour la prévention du suicide, "les hommes sont plus souvent en rupture sociale et familiale que les femmes et ont moins recours à un soutien médical ou psychologique. C’est peut-être là un début d’explication. Enfin, ils utilisent des moyens plus violents pour mettre fin à leurs jours".
Cette étude souligne un fait important : les suicidés étaient pour la plupart suivis par un médecin. Plus de 60 % des hommes et 80 % des femmes avaient consulté un généraliste, ou plus rarement un psychiatre, dans les six mois qui ont précédé leur acte désespéré. De même, ces personnes sont très fréquemment sous allocation longue durée (ALD) : c’est-à-dire souffrant d’une maladie chronique, ou connaissant un grave problème de santé. Il ne s’agit pas seulement de troubles psychiatriques, même si ceux-ci sont très présents. Cela souligne ainsi la fragilité des personnes souffrant d’une affection longue durée, et la nécessité d’un suivi et d’un soutien psychologique.
Les psychotropes et notamment les antidépresseurs sont les incontournables de l’armoire à pharmacie des suicidés : entre 30 et 60 ans, plus de 60 % des hommes et près de 90 % des femmes suicidés prennent des psychotropes. Les hypnotiques (somnifères) et tranquillisants sont aussi surconsommés dans les six mois précédents le passage à l’acte. Il faut noter que pour combattre leur mal-être, nombre d’entre eux consomment plusieurs psychotropes et que la prescription est récente. Le problème a donc été identifié par les professionnels de santé, mais que la réponse médicamenteuse n’a pas été suffisante. "Cette hausse de la prescription montre que les médecins ont bien identifié le mal être", souligne le Pr. Debout. "Mais ils ne doivent pas hésiter alors à revoir la personne dans les jours qui suivent, et l’orienter éventuellement vers un psychiatre". Car les experts soulignent aussi que les suicidés sous antidépresseur sont moins suivis par un psychologue que l’ensemble de la population. La prise en charge psychologique est certainement une des clés pour éviter les drames.
Autre message clé de la prévention : l’importance de
l’entourage. Comme le souligne le Pr. Debout, "il n’y a pas uniquement l’abord médical, les proches sont aussi essentiels dans le soutien. Bien sûr, il n’est pas question qu’ils
deviennent les thérapeutes de la personne. Mais ils doivent être disponibles, et accompagner la consultation du thérapeute. Cette alliance entre le médecin et les proches est le meilleur
moyen d’aider la personne à sortir de cette impasse".
LA SUITE http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/dossiers/suicide/8931-comprendre-raisons-suicide.htm
"Le suicide aujourd'hui
A travers le monde, une personne tente de se suicider toutes les 3 secondes. Les ados sont-ils les seuls concernés ? Les hommes sont-ils plus vulnérables ? Chaque année en France, 12 000 personnes mettent fin à leur jour.
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adultes
Vidéo
"Vous devez être le changement que
vous voulez voir dans ce monde"
"Vivre tous simplement pour
pour que tous puissent simplement vivre"
[Gandhi]
Du 12/07/2007 au 30/04/2009
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