Pour le correspondant en France du magazine Der
Spiegel, Nicolas Sarkozy est une calamité pour les français. Ivre de pouvoir, il est - selon lui - en train de mettre à mal les fondements démocratiques du
pays.
DER SPIEGEL
Hamburg
La question de savoir s’il arrive à Nicolas Sarkozy de dormir s’est
une nouvelle fois posée ces dernières semaines, pendant lesquelles le président français s’est attelé à sauver la planète. On l’a vu sur toutes les chaînes de télévision, à la une de tous les journaux, avec Merkel et Barroso, avec Brown et Zapatero, avec Bush et
Medvedev. Il s’est assis à la table de toutes les réunions avec le plus grand sérieux, est apparu l’air parfaitement réveillé derrière tous le pupitres, s’est exprimé devant le
Parlement européen et devant les Nations unies, parlant comme toujours d’une voix forte et claire, proposant des plans pour en finir avec la crise financière et économique mondiale, des idées et
des paquets de mesures pour relancer le système mondial après le naufrage. Même ceux qui n’ont prêté qu’une attention distraite aux faits et gestes de Sarkozy ne peuvent qu’arriver à la
conclusion suivante : voilà un homme d’action, l’un des dirigeants politiques les plus énergiques de notre époque.
Bientôt, quand s’achèvera la présidence française de l’UE, Sarkozy devra revoir ses ambitions à la baisse. Déjà, il a renoué avec la politique intérieure et présenté avec force roulements de tambour un plan de sauvetage national, dont le but est de rassurer la population, mais qui convainc peu d’économistes. La France était à l’aube d’une crise majeure dès avant la crise. La politique et l’économie ont couru après les réformes manquées. Le déficit du commerce extérieur et la dette publique atteignent des sommets. L’impression d’être mal armé pour les temps difficiles qui s’annoncent se renforce dans le pays, et la cascade d’apparitions toniques de Sarkozy ne peut faire oublier que son Premier ministre, François Fillon, avait sobrement constaté, voilà plus d’un an, que la France était quasiment en faillite.
AVEC LA DEMOCRATIE, C’EST MONTESQUIEU QU’IL ASSASSINE
Et tout cela alors que le « téléprésident », « l’omniprésident », « l’hyperprésident » n’a cessé de promettre des lendemains qui chantent depuis sont entrée en fonctions, en mai 2007. Résultat : la société française s’est scindée en deux camps ennemis. Si l’on en croit les sondages, une petite moitié des Français est satisfaite du président, tandis que l’autre moitié, grosso modo, pense qu’il est une catastrophe pour le pays. Les seconds ont de bons arguments, peut-être les meilleurs. Contrairement à l’Allemagne, dont la démocratie est fondée sur le consensus, la France est encline à la confrontation, et c’est Sarkozy lui-même qui a fait sortir le mauvais génie de sa bouteille en faisant de la « rupture » l’objectif premier de son action. " LA SUITE http://l-eclectique.over-blog.com/article-26654199.html
Vidéo
"Vous devez être le changement que
vous voulez voir dans ce monde"
"Vivre tous simplement pour
pour que tous puissent simplement vivre"
[Gandhi]
Du 12/07/2007 au 30/04/2009
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Et je suis rassurée de voir que l'on s'inquiète de nous de l'autre côté du Rhin.
@ Chris-Tian Vidal, les autres chefs d'états commencent à ouvrir les yeux, heureusement.
Et merci pour tes encouragements.