En espèrant qu'un voile sera levé sur les pratiques de certains soignants qui sont entrés dans ce métier dans un souci alimentaire et non par vocation.
On demande aux soignants tellement de recul vis à vis de leurs patients qu'ils se sont éloignés de leurs vocations premières : Rassurer, apporter du confort, de la compréhension san jamais juger...
Mon ancienne appartenance au secteur hospitalier m'oblige au secret professionnel. En revanche, je n'ai jamais hésité à dire ce que je pensais aux dirigeants et claquer la porte ensuite... En somme, j'étais montrée du doigt, mise à l'écart car trop zêlée alors que je voulais juste faire mon travail correctement.
A quand le grand ménage dans le secteur hospitalier pour redonner tout son sens à la profession ?
"BORDEAUX. --Les résultats d'une enquête judiciaire ouverte la semaine passée sont très attendus, après des accusations de maltraitance sur des malades en réanimation
Stupeur à l'hôpital
| :Florence Moreau |
Pas de commentaires dans les couloirs, le devoir de réserve s'applique strictement. Deux aides-soignants du service de réanimation médicale de l'hôpital Pellegrin ont pourtant été mis à pied il y a peu. « À titre conservatoire », souligne la direction générale du CHU de Bordeaux, qui admet avoir « été avisée de comportements totalement répréhensibles s'ils étaient confirmés ». Les deux membres du personnel sont soupçonnés d'avoir maltraité des patients alités (lire notre édition d'hier). Alertés jeudi dernier, les services du procureur de la République affichent la plus extrême prudence quant à la réalité des faits dénoncés. Le signalement évoque en effet des maltraitances physiques, verbales, des jeux déplacés et des débordements à caractère sexuel. La Direction interrégionale de la police judiciaire a été chargée d'une enquête la semaine passée. Les investigations devraient prochainement mener les policiers dans le service incriminé, dont le personnel sera auditionné.
Un ressenti ou des faits ? La fonction des auteurs présumés et le lieu où les faits se seraient produits donnent à l'affaire une dimension encore plus scandaleuse. « Si ces actes-là sont véridiques, c'est choquant et révoltant de la part de gens chargés de soigner », résume Corinne Versini, infirmière de Saint-André et déléguée CGT. Les syndicats n'ont pas encore été « réglementairement informés » du dossier. « Dans le service, tout le monde est atterré, mais prend sur soi », explique Marie-Ange Couaillac, déléguée CGT de Pellegrin, qui jongle entre devoir de réserve et mission syndicale. Chacun, avec le peu d'éléments dont il dispose, cherche à comprendre. Règlement de comptes au sein du personnel ? Mauvaise et rapide interprétation de certains gestes qui relance le débat sur la manière de prendre en charge les patients vulnérables et diminués ? Perversité de professionnels qui ne sont pas à leur place ? Lassitude d'aides-soignants qui, au risque de paraître brutaux, bâclent leurs interventions ?
« Ce peut être un ressenti plus que des faits », suggère Marie-Ange Couaillac. « Le risque de maltraitance est inhérent à l'exercice soignant et doit être une préoccupation permanente. Une coiffeuse prend le risque d'entailler une oreille, le personnel soignant d'avoir un geste plus douloureux qu'il aurait dû l'être », conclut-elle en voulant savoir comment une personne peut en arriver à de tels « oublis » et en cherchant des réponses du côté des conditions de travail. Une enquête interne est également en cours."
Stupeur à l'hôpital
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